Sylvain Miousse et Émile Morin

DESTINATION ST-NIL (1985)

Théâtre environnemental, d’expérimentation et de recherche
Matane / St-Nil

Trajet Matane – St-Nil en autobus et dans les ruines du village de St-Nil.
23 et 24 août 1985

Comédiens : Andrée Desjardins, Sylvain Miousse, Brigitte Michaud et Émile Morin
Mise en action : Jacinthe Harvey
Textes : extraits de Calvino, Cervantès (Don Quichotte), Ducharme, Duras, Giguère,
Le Corbusier et Shakespeare (Hamlet, MacBeth)
Scénographie et graphisme : Berri R.Bergeron et Émile Morin
Vidéo : Stanislas Deville, Jean-Pierre Gauthier, Gaëtan Picard

Extrait de presse :

« Du théâtre dans un environnement naturel
Destination St-Nil propose une vision différente du spectacle via l’éclatement de la scène et du jeu dans un environnement naturel ouvert. Le spectateur sera plongé dans une fête où la réalité se fond dans la représentation…. c’est l’aventure d’un lieu qui devient théâtre et acteur…. Quatre personnages y trimbalent leur quête : l’amour, la mort, détruire, construire. Ils envahissent le lieu, l’inventent, l’extirpent, le façonnent, le perdent, le jouent. Les quêtes s’agitent dans cet espace au travers de textes de théâtre, de roman, de poésie… Cette aventure théâtrale commencera avec le départ des autobus qui conduiront les gens à l’événement. Il y aura des arrêtes au 135, rue Bergeron à Matane, au centre d’art le Barachois et à l’église de Saint-René de Matane…

La pièce comptera quatre personnages… on retrouvera donc dans les textes du roman, de la poésie et du théâtre transportés par Hamlet, Macbeth et Don Quichotte. Ces thèmes opposés sont susceptibles de créer des interactions au niveau du contact humain. La base du projet repose en grande partie sur le fait que c’est du théâtre environnemental… La recherche est surtout axée sur le contraste et l’harmonie avec le lieu où sera joué la pièce. .. Le village (de St-Nil) a été choisi parce que c’est un lieu riche pour l’imaginaire, étant donné que le spectacle se déroulera en majeure partie dans les ruines de l’ancienne école. »

Martine Forbes, La Voix gaspésienne, 14 août 1985