PHILIPPE LAUZIER – PIANOTISSAGE – 17 février au 3 mars

Informations

17 février au 3 mars
12 h à 17 h
Performance de Belinda Campbell le 16 février à 21 h
salle Multi

Artiste

Philippe Lauzier
(Montréal (Canada)

Genre

Installation et performance

Billetterie

Entrée libre

Une des obsessions créatives de Philippe Lauzier consiste à repenser l’utilisation d’un instrument traditionnel, contrecarrant ce que l’on attend de lui et du son qu’il peut produire. Compositeur, musicien-improvisateur et artiste interdisciplinaire, l’artiste propose, dans Pianotissage, une mutation sculpturale du piano à queue.

Inspiré du métier à tisser, un dispositif suspendu laisse descendre un enchevêtrement de fils se faufilant entre les cordes du piano, pouvant s’embobiner et se dérouler de façon motorisée ou manuelle. On pense à John Cage lorsqu’il s’agit de piano préparé, mais il est plutôt question ici d’un piano augmenté d’un dispositif mécanique. Tel le jeu d’un archet démesurément long, la sonorité produite par frottement est massive et pointilliste. Des fils colorés, semblables aux traits de crayons fluorescents, arrachent les sons au ventre de l’instrument, délicats et vibrants dans l’espace vide qui le surplombe.

Lors du vernissage, la pianiste et performeuse Belinda Campbell entrera en interaction avec le dispositif en jouant une composition de Philippe Lauzier. Lors de cette prestation, les artistes travailleront sur la déstabilisation de la sensibilité humaine par la machine.

Créateur/concepteur : Philippe Lauzier
Interprétation : Belinda Campbell, Philippe Lauzier
Producteur : Centre Avatar (Québec)
Soutien artistique : Caroline Gagné
Soutien technique : Nathalie Leblanc, Nady Larchet
Photo : Marion Gotti

Biographie
Philippe Lauzier est un musicien improvisateur, compositeur et artiste interdisciplinaire. Après des études en composition de 1998 à 2002, il dédie beaucoup de son temps à l’art de l’improvisation sur le saxophone, et plus tard, la clarinette basse qui devient son instrument de prédilection. Il prend part à plusieurs tournées et résidences au Canada, Europe, États-Unis, Mexique, Australie et Chine, où il se réalise en solo ou avec les groupes et collectifs Sainct Laurens, Motel Hélène, Quartetski, Not the Music, Ensemble SuperMusique et autres. Il se produit également en concert avec de nombreux musiciens, notamment Alexandre St-Onge, Cléo Palacio-Quintin, Isaiah Ceccarelli, Martin Tétreault, Nicolas Caloia, Kim Myhr, Franz Hautzinger, Xavier Charles, Jim Denley, Tatsuya Nakatani, John Butcher et Joe McPhee. Dans un autre spectre, son intérêt pour les pratiques interdisciplinaires et collaboratives l’amène aussi à réaliser des installations sonores pour le FIMAV 2014 & 2018; une œuvre in situ pour les Symphonies portuaires de Pointe-à-Callière; des musiques originales pour le cinéma (Cielo de Alison McAlpine) et la danse (Species de Kelly Keenan et Kira Kirsch). Depuis 2015, Philippe crée des œuvres à la rencontre entre musique, son et arts visuels (Le Parc est dans la boîte, Bleu Pénombre, Sept objets) avec l’artiste Frédérique Laliberté (Motel Hélène). Sur une quinzaine d’albums à son actif, Philippe a récemment réalisé trois œuvres solos, Transparence [Schraum, 2013], Dôme [Small Scale Music, 2016] et A pond in my living room [Sofa, 2017].

Un atelier – présentation sera offert par l’artiste le dimanche 17 février de 11 h 30 à 13 h
Ouvert à tous – Sur réservation
10 $ à la porte

philippelauzier.com / Vidéo


PIANOTISSAGE
Philippe Lauzier

Philippe Lauzier’s creative obsessions include refiguring the use of traditional instruments, and subverting expectations for their sounds and behaviours. In this spirit, the composer, improviser and interdisciplinary artist offers Pianotissage, a sculptural transformation taking place over the soundboard of a grand piano. A tangle of strings descends from a suspended rack inspired by a loom. The strings weave in and out of the piano wires and are wound up and unspooled by motor or by hand. The work recalls John Cage and his prepared piano, but in this case the piano is augmented by a mechanical device. The friction resulting from the play of the excessively long bow creates a solid, precise sound. The coloured strings fluoresce like vivid crayon lines. They pull sounds from the instrument’s belly, bringing forward delicate and vibrant moans into the empty space around it. At the opening, pianist and performer Belinda Campbell will interact with the device and play a composition by Philippe Lauzier. During this presentation, the artist will act upon the destabilization that occurs between machines and human senses.

Background