ETERNITY BE KIND (2018)

Genre :

SPECTACLE

Création :

MYRIAM BLEAU

production :

PRODUCTIONS RECTO-VERSO

Eternity Be Kind est une performance audiovisuelle multiplateforme centrée sur un personnage, une icône virtuelle. S’inspirant des cyber-pop stars japonaises actuelles, qui jouissent d’une étonnante renommée, ce projet souligne l’étrangeté d’un détournement culturel. Ce faisant, le projet explore les notions paradoxales de promiscuité et de distance qui caractérisent la fabrication de la célébrité à l’ère des médias sociaux. L’œuvre propose également des questionnements sur l’avenir de la performance musicale électronique et le lieu de sa diffusion – l’expérience par procuration, qui opère à travers les médias sociaux, fait ici progressivement de la scène virtuelle un lieu scénique. Cette proposition explore, en outre, la frontière de plus en plus mince qui sépare la réalité d’une personnalité et les existences oniriques que l’on projette en ligne.

Idéation : Myriam Bleau, LaTurbo Avedon
Composition : Myriam Bleau
Performance : LaTurbo Avedon
Développement de l’application web : Conan Lai
Chorégraphie : Jossua Collin
Production : Recto-Verso en collaboration avec LaTurbo Avedon
Photos : Émilie Dumais, Stéphane Caron

Présenté :
Elektra, Montréal, 13 juin 2019
Mois Multi 2019, Québec, 24 & 25 janvier 2018
Mutek 2018, Montréal, 23 août 2018

Biographies

MYRIAM BLEAU
Myriam Bleau explore l’utilisation d’objets familiers dans des performances où elle donne vie à ses aspirations esthétiques à l’aide de ses instruments étranges conçus sur mesure, évoquant un hybride futuriste entre une platine et un disque ou encore par l’utilisation d’objets quotidiens produisant une musique d’un autre monde.

En intégrant son bagage de multiinstrumentiste – elle joue du violoncelle, de la guitare et du piano, en plus des instruments de sa propre création – à l’art audiovisuel, Bleau crée des installations sonores et des interfaces musicales s’animant à l’extérieur de l’écran, ainsi que des systèmes complexes lui permettant d’explorer la frontière délimitant la performance musicale et les arts numériques. Sa musique électronique hybride intègre des rythmes réguliers et des mélodies parfois reconnaissables à des ambiances électroacoustiques. Ses créations sont tout sauf banales : des toupies d’acrylique qui émettent de la musique et qu’elle fait tourner comme une platine, une boîte à musique jouant des fragments de vinyles rangés à la verticale, des éclats de verre vibrant d’une musique qui leur est propre ou encore l’orchestration de bruits parasites émis par des ampoules incandescentes. Bleau a présenté ses œuvres à travers le monde dans des galeries et lors de festivals tels que Transmediale, Sonica Now, Scopitone, Lev et Sónar.

LA TURBO AVEDON
Avedon œuvre depuis 2008-2009. Leurs identités sont apparues par divers procédés de création de profils, pour finalement prendre une forme plus fixe dans le monde virtuel Second Life. Le travail d’Avedon porte globalement sur l’identité numérique et l’internet ( « Internet a tellement rapproché les gens de l’esprit »). Ils ont été les premiers résidents virtuels des Somerset House Studios à Londres, explorant les interactions et les pratiques en studio non physiques. Leurs simulations de conférences et d’expositions, toutes créées par des moteurs de jeux et des logiciels de création de personnages, ont été diffusées internationalement.

myriambleau.com / Vidéo