Photo : Pierre Castera

LE SANG DE MICHI (2016)

Collectif Théâtre Kata
Projet déposé en mars 2016

Le projet

Écrite en 1971, Le sang de Michi de Franz Xaver Kroetz dresse le portrait d’un jeune couple en déclin, prisonnier de son incommunicabilité et de sa pauvreté intellectuelle. Séparée en quinze tableaux, inscrits dans une trentaine de pages, la pièce raconte l’avortement artisanal de Marie par son amoureux. Dans le but de créer un spectacle pluridisciplinaire, le texte de Kroetz n’est que le point de départ afin de créer un univers esthétique fort et contemporain. Évoluant dans une installation de sept microphones et plusieurs électroménagers qui composent les multiples surfaces de projection, l’écriture scénique s’articule autour de procédés sonores et visuels qui permettent au drame d’exister, en évitant la simple prise de parole par le texte. Les comédiens utilisent une installation sonore leur permettant d’amplifier certains sons corporels et de jouer sur la distorsion, la répétition et le rythme de ceux-ci. Il n’y a pas de musique mais uniquement un univers sonore disparate et décalé en lien avec le lieu dans lequel évoluent les protagonistes. La scénographie et la vidéographie créent un décor immaculé qui laisse place au mapping vidéo et à la conception d’éclairage.

Spectacle diffusé du 11 au 29 octobre 2016 au Théâtre Prospéro de Montréal.

Le collectif
Théâtre Kata est le berceau de créations artistiques destinées à ceux qui veulent percevoir le monde à travers une approche kinesthésique. Influencées par le happening, la danse et l’installation, les oeuvres de la compagnie se démarquent par leur signature singulière, qui mettent le doigt sur l’absurdité de l’existence à travers un travail axé sur l’inconscient de l’acteur et ses états de corps. L’écriture scénique met l’accent sur le jeu performatif des interprètes ; l’épuisement, la répétition et l’immobilité sont autant de prétextes pour s’interroger sur qui nous sommes, en intégrant, sans concession, le spectateur dans le moment présent. Interroger la représentation, tisser un lien étroit entre l’acteur et le receveur et puiser ce qu’il y a de plus aberrant dans notre société pour en faire un élément de réflexion et de stupéfaction. Le collectif est composé d’Olivier Arteau, Nathalie Séguin et de Lucie M.Constantineau.