La ritournelle du vacarme

LA RITOURNELLE DU VACARME (2016)

Alexandre Berthier | Du 17 au 30 octobre 2016

LA RITOURNELLE DU VACARME

L’objectif de cette résidence est de réaliser une installation audiovisuelle sur le thème de l’oppression, tout en expérimentant la dimension technique d’une technologie très spécifique : celle des haut-parleurs directionnels. Ceux-ci permettent de pointer et donc de diffuser des sons à des points précis d’un espace. Ils offrent alors la possibilité d’envelopper littéralement un spectateur dans une bulle sonore dont lui seul peut faire l’expérience.

Le défi avec La ritournelle du vacarme est de mettre en lumière une opposition de forces (oppression) par la mise en place d’un dispositif qui repose sur un déséquilibre subtilement agencé entre deux médias. Ainsi j’ai l’intention de réaliser ce dispositif en combinant deux approches de travail : la question de la rupture et la question du changement.

Tout en évitant l’écueil de l’expérience oppressante, Alexandre Berthier a l’intention de réaliser une installation qui confronte le thème de l’oppression. Pour cela, il aimerait perturber la perception du spectateur en le plongeant dans une expérience déroutante. Son défi est d’arriver à créer un déséquilibre physique à l’écoute de certaines sonorités.
Il avait déjà expérimenté cette sensation, avec l’image, dans l’installation Page 32 (2009) des Marswalkers : une image projetée qui paraissait fixe au premier coup d’œil, s’avérait être animée d’un mouvement très subtil qui, lorsqu’on fixait le regard, engendrait un véritable déséquilibre physique au cours duquel le corps avait tendance à tanguer naturellement.

DÉMARCHE ARTISTIQUE
Depuis 2004 la pratique artistique d’Alexandre Berthier peut se scinder en deux périodes : une collaboration quasi exclusive avec l’artiste Karl-Otto von Oertzen sous le duo Marswalkers, jusqu’en 2011 ; et la reprise d’une pratique individuelle au sein de laquelle il se concentre sur la réalisation de projets audiovisuels, principalement en installation mais aussi plus récemment en performance.

Les questions politiques ont toujours traversé son travail. La volonté de faire écho à une réalité socio-politique du moment a marqué chaque œuvre réalisée au cours de son parcours artistique, que ce soit en duo ou individuellement. Aujourd’hui, cet engagement, au vu des réalités contemporaines, s’est précisé. Ainsi, ce nouveau projet est la continuité d’une recherche artistique sur la question du changement. Par changement on parle ici de la nécessité pour l’humain de se débarrasser d’actions qui le conduisent constamment à répéter les mêmes erreurs. Par sa constante répétition à travers l’Histoire, l’oppression de l’humain par lui-même est un cercle vicieux dont on ne voit pas la fin. Cette question du changement a motivé ses deux projets précédents : l’installation Un autre tremblement (2013) et la performance audiovisuelle Momentum (2014) .

du 17 au 30 octobre 2016 au studio d’Essai de Méduse