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PATRICK BEAULIEU — Dérive continentale| 12 février au 13 mars 2016

Informations :

12 février au 13 mars, mercredi au dimanche, 12 h à 17 h
Vernissage le 11 février, 17 h
VU – Espace américain
Entrée libre

Artiste :

Patrick Beaulieu
(Orford)

Présenté par VU

Genre :

Exposition d’œuvres polymorphes

Dérive continentale

En juillet 2014, Patrick Beaulieu amorce en kayak une lente dérive continentale qui l’emporte jusqu’à l’océan Atlantique. Au rythme des courants, d’une rivière du sud du Québec jusqu’à l’embouchure du fleuve Hudson à New York, il capte des images et des sons sans recherche de cadre précis, dévoilant ainsi son parcours guidé par la poésie du hasard. Cette méthode intuitive fondée sur l’errance du regard et de l’écoute l’amène à présenter des points de vue sur les lieux et les paysages que seuls un état contemplatif et une sorte d’abandon permettent de révéler. Cette nouvelle trajectoire performative de l’artiste et sa matérialisation en un corpus d’œuvres polymorphes – vidéos, photographies, sculptures animées, installation sonore…-  témoignent d’une expérience du réel très singulière.

Photos : Patrick Beaulieu

 

Biographie – Patrick Beaulieu

Patrick Beaulieu est artiste multidisciplinaire. Sensible aux rapports entre l’homme et les forces insaisissables qui l’entourent, il s’attarde à l’espace entre les choses et au-delà d’elles. Ses réalisations donnent lieu à un corpus d’œuvres d’arts visuels combinant sculptures, installations, vidéos, photographies et interventions in-situ / in-socius. Ses œuvres expriment un tout au moyen de détails : le voyage et la traversée des frontières sont contenus dans une plume d’oiseau migrateur, le destin d’un papillon monarque dans une aile et celui d’un arbre dans le bruissement de ses feuilles au vent. Depuis une douzaine d’années, son travail s’est forgé autour d’expériences de parcours et rencontres lors d’une série trajectoires performatives à travers l’Amérique du Nord. Faisant appel à la collaboration d’auteurs, philosophes et architectes paysagistes, il terminait en 2013 une trilogie d’odyssées transfrontières qui consistait à suivre, par voie de terre, la trajectoire aérienne de la migration annuelle des papillons monarques (Vecteur Monarque, 2007), à poursuivre durant 25 jours les vents d’Amérique dans une sorte de navigation continentale (Ventury, 2010) et à s’abandonner au destin et à la chance sur les chemins du hasard (Vegas, 2012). À l’été 2014, il se lançait dans une lente dérive continentale en kayak, sillonnant les méandres qui le menèrent de la source d’une rivière du sud du Québec jusqu’à l’océan Atlantique, à l’embouchure du fleuve Hudson, à New York. Naviguant au rythme subtil des courants durant 25 jours, il capta en images ces points de confluences où les paysages et les rencontres humaines génèrent de la poésie (Méandre, 2014).

Son travail a été présenté dans divers pays. Mentionnons notamment les expositions individuelles en Belgique (Experimental Intermedia, 2005), à Singapour (Plastique Kinetic Worms art center, 2006), au Mexique (Centro de la Imagen, 2006 et Musée d’Art Contemporain de Morelia, 2008). Au Canada, ses œuvres ont, entre autres, été exposées au Banff New Media Institute, à la Art Gallery of Windsor, à la Galerie Leonard & Bina Ellen, au Centre Clark, au Centre d’exposition CIRCA, au Musée de Lachine, à la Galerie des arts visuels de l’Université Laval de Québec, au Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke et ponctuellement, depuis 2006, à la Galerie Art Mûr qui le représente à Montréal. Son travail se retrouve dans des collections publiques et privées au Canada, aux États-Unis, en France et au Mexique. Il inscrit son travail en art public au Québec et à l’étranger depuis une dizaine d’années, autant dans le contexte d’œuvres publiques permanentes que d’œuvres éphémères présentées dans le cadre d’évènements artistiques.

patrickbeaulieu.ca

In July 2014, Patrick Beaulieu set out on a kayak on a slow continental drift that carried him to the Atlantic Ocean. To the rhythm of the currents, from a river in southern Quebec to the mouth of the Hudson River in New York, he captured images and sounds with no precise framework, illustrating a journey guided only by the poetry of chance. This intuitive method, based on a wandering eye and ear, allowed him to present points of view that only a contemplative state and a sort of withdrawal could engender. This new performative trajectory for the artist, and its inscription in a corpus of polymorphic works (videos, photographs, kinetic sculptures, sound installations) offers us a totally unique experience of reality.