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PARCOURS SCÉNOGRAPHIQUE – VERSION LOURDE, 10 TONNES (1990)

Fable urbaine
Création multidisciplinaire

Extrait de programme :
C’est sur la base d’un scénario composé d’images de lieux que tous les éléments de cette exploration multidisciplinaire sont conçus : de l’écriture jusqu’à la mise en scène en passant par l’installation scénographique et l’enveloppe sonore. Le défilement d’un parcours de sons et d’images de lieux forme le paysage qui enveloppe la vie d’un quarter disloqué. L’histoire tient toute entière dans l’éloge de l’immobilité et le fait que «  les morts vont si vite », les vivants s’acharnent à perpétuer les gestes d’un quotidien dénaturé par leur environnement et l’éphémère de leurs durées : de l’entretien maniaque des choses aux rêves de périples en Papouasie en se heurtant au refus de vivre ce présent-là. Parcours scénographique, c’est une rencontre de plusieurs langages : images, mots, corps, lieux, sons, voix, matériaux – extirpés d’un quotidien urbain et catapultés dans une fiction-événement. Un regard caustique sur la place de l’humain dans un monde où les communications vont plus vite que les morts. »

Extrait de presse :
«  Qu’advient-il du théâtre lorsque le lieu n’est plus l’espace privilégié du texte mais plutôt son essence, son préalable, sa source? Au-delà du simple renversement ou prétendue intervertion du processus de création théâtrale, il s’agit surtout d’approcher la création scénique comme une écriture d’espace. En effet, les artistes de Recto-Verso mettent en place un lieu qui suggère qu’on l’habite, que l’on s’arrête et qu’on s’y colle, à l’instar des oeuvres monumentales faisant partie de l’exposition présentement en cours. Le Musée devient alors le lieu où se jouent plusieurs drames, rencontres, combat et expérience dans le courant éphémère des choses.»
Sandra Grant Marchand – Le journal du Musée d’art contemporain de Montréal, mai-juin 1990

«  Un théâtre qui se nourrit de l’installation scénographique, de la musique, et de la vidéo autant que du texte et du jeu des comédiens… «  C’est possible de faire du théâtre formaliste tout en faisant passer des émotions », affirme Jacinthe Harvey qui signe la mise en scène. La vidéo est un média froid. L’équilibre entre la présence physique, le jeu des comédiens et les images est donc très important si on veut faire passer la sensibilité et le lyrisme du texte de Gilles Petitclerc. Un texte qui nous parle de la passion en cette fin de siècle. On retrouve quatre comédiens qui forment un voix à quatre corps qui se demande : « Est-il encore possible de pleurer? »
Luc Boulanger – Voir 14 au 20 juin 1990

15-16-17 Juin 1990 : Musée d’art contemporain (Montréal)

Écriture : Gilles Petitclerc
Comédiens : Sylvie Couture, Daniel Desputeau, Pascale Landry et François Marquis

Mise en scène : Jacinthe Harvey
Conception des images, de la mécanique visuelle et sonore
et de l’installation-décor : Émile Morin
Environnement sonore : John Oswald
Conception des éclairages : François Soucy
Conception des costumes : Jacinthe Demers
Direction technique, régie et contrôle informatique des images : Hubert Blais
Réalisation scénographique : Hubert Blais, Émile Morin et Caroline Ross
Assistance technique : Gilles Arteau, André Côté, France Deslauriers et Colette Drouin
Accessoires : Marianne Lessard
Régie sonore : France Deslauriers
Régie d’éclairage : Colette Drouin
Programmation des éclairages : Jocelyn Deschênes
Direction de production : François Marquis et Sylvain Miousse
Coordination des productions Recto-Verso : Brigitte Michaud
Comptabilité : Elda Marchioni
Agent de développement : Gilles Arteau
Agent de tournée : François Marquis
Campagne de financement : Jean-Yves Gagné
Assistants à la campagne de financement : Gilles Arteau et Joanne Bérubé
Relations publiques et promotion : Jacinthe Harvey

 

20 septembre au 6 octobre 1990: ancien magasin Delfen à Matane

Même équipe sauf :
Écriture : Gilles Arteau avec la collaboration de Jean-Pierre Ronfard; extraits de textes de Heinseck
Assistance technique supplémentaire : Johnny Gagné et Normand Gauthier
Conception des maquillages : Jacinthe Demers
Informatisation des éclairages : François Soucy
Conception graphique: Émile Morin