Parcours scénographique, version légère

PARCOURS SCÉNOGRAPHIQUE – VERSION LÉGÈRE, 1 TONNE (1990-1991)

Fable urbaine
Recherche multidisciplinaire basée sur les lieux comme moteur de création

Extrait de programme :
« Que se passe-t-il lorsque le lieu n’est plus la réponse, l’espace privilégié du texte, mais plutôt son essence, son préalable, son déclencheur? … Avec Parcours scénographique, nous continuons de chercher l’événement théâtral dans les lieux, cette fois cernés par l’image… Parcours scénographique, c’est une rencontre de plusieurs langages : images, mots, corps, lieux, sons, voix, matériaux – extirpés d’un quotidien urbain et catapultés dans une fiction-événement. Un regard caustique sur la place de l’humain dans un monde où les communications vont plus vite que les morts. »

Extrait de presse:
« L’expression est à la mode, cette fois-ci, elle convient parfaitement : l’enfer était bel et bien au rendez-vous de cette version, qualifiée de « légère », de la fable urbain Parcours scénographique. Une fable? Plutôt la représentation de l’engluement dans la vie quotidienne des personnages qui se dirigent vers la mort.

Pour imposer avec encore plus de force cet éloge de l’immobilité qui pilote automatiquement et à chaque jour les personnages vers le sommeil, les artisans de Recto-Verso puisent à tous les langages : images, lieux, sons, voix et matériaux. Ces langages recréent un environnement en action, tumultueux, contrastant avec une famille qui gît littéralement dans son quotidien, animée parfois de quelques soubresauts. Un père vissée à son fauteuil (Sylvain Miousse) et qui rêve à la Papouasie, une mère (Sylvie Couture) vouée corps et âme (s’il lui en reste une…) à la seule plante de son dérisoire jardin, une fille (Pascale Landry) contorsionnée en plein centre de la pièce : voilà la cellule familiale à laquelle il faut ajouter un fils (François Marquis), dément, dont une crise viendra troubler la routine. L’illusion d’une vaine possibilité d’ouverture sur d’autres mondes nous est donnée par l’utilisation de la vidéo et d’un film qui imposent à haute vitesse un univers de béton froid, étanche, qu’aucun mouvement humain ne peut marquer.

Le spectateur n’est pas que voyeur de ce parcours qui se veut miroir. Il y est plongé, tant par un bruit de fond à la limite du supportable, infligé aux spectateurs par des haut-parleurs situés au-dessus d’eux, que par les voix sur fond de trame sonore qu’il capte aux écouteurs remis à l’entrée. Ces bruits, ces images, cette fureur sont agressants pour les spectateurs. Les personnages, eux, sont dans leur environnement. À la sortie de la Salle no.6, la décrépitude du bâtiment accroît ce sentiment d’agression. Serons-nous les prochains à rêver à la Papouasie ? »
Charles Mongeon, Cahiers de théâtre JEU, juin 1992

« Ce qu’il y a de remarquable dans cette production, c’est l’intégration du dispositif : murs anti-bruit percés d’écrans de projection qui sont autant d’emprise visuelle sur l’extérieur, sur l’autre possible, personnages sans teneur psychologique, sans drame, uniquement des êtres réactionnels, aux prises avec un décodage permanent de leur inactivité. Il y aurait ici un glissement très net du théâtre vers l’installation »
Alain-Martin Richard, Inter 53, printemps 1992

« Une heure d’un angoissant tumulte visuel et sonore… l’impression d’un ‘En attendant Godot » multimédia. Par l’image et le son, Recto-Verso recrée un univers proliférant là où Bbeckett n’a planté qu’un arbre, mais les personnages vivent dans la même attente, dans la même impuissance tragique devant un Godot qui n’arrive pas… »
Jean Saint-Hilaire, Le Soleil, novembre 1991

« …un cocktail hallucinant, autant par la bande sonore que par les images et le texte… une situation panique absurde, apocalyptique. Cette fois encore, Recto-Verso va à contre-courant… »
Yvon Dubeau, Cahier de théâtre JEU, no 58, mai 1991

20 novembre 1990 : Lecture publique aux 20 jours du théâtre à risque
13 novembre au 1er décembre 1990 : Espace Libre (Montréal)

Texte: Gilles Arteau en collaboration avec Jean-Pierre Ronfard
Comédiens: Sylvie Couture, Pascale Landry, François Marquis et Sylvain Miousse
Mise en scène : Jacinthe Harvey
Conception des images, de la mécanique sonore, de l’installation-décor et conception graphique : Émile Morin
Environnement sonore : John Oswald
Conception et informatisation des éclairages : François Soucy
Direction technique : Hubert Blais
Réalisation scénographique : Hubert Blais, Émile Morin et Caroline Ross
Assistance technique : Gilles Arteau, André Côté, France Deslauriers et Colette Drouin
Accessoires : Marianne Lessard
Régie sonore : France Deslauriers
Régie d’éclairage : Colette Drouin
Régie et contrôle informatique : Hubert Blais
Programmation des images : Jocelyn Deschênes
Direction de production : François Marquis et Sylvain Miousse
Coordination des productions Recto-Verso : Brigitte Michaud
Comptabilité : Elda Marchioni
Agent de développement: Gilles Arteau
Agent de tournée : François Marquis
Campagne de financement : Gilles Arteau et Joane Bérubé
Relations publiques et promotion: Jacinthe Harvey

 

26 au 30 novembre et 4 au 6 décembre 1991 à la salle no.6,  55 rue des Commissaires (Québec)

Texte: Gilles Arteau en collaboration avec Jean-Pierre Ronfard
Comédiens: Sylvie Couture, Pascale Landry, François Marquis et Sylvain Miousse
Mise en scène : Jacinthe Harvey
Conception des images, de la mécanique sonore, de l’installation-décor : Émile Morin
Environnement sonore : John Oswald
Consultation sonore : Gilles Arteau
Manipulation sonore : Daniel Rochette
Aide technique : Lucie Marcoux et Max Michaud
Régie et contrôle informatique : Hubert Blais
Direction de production : Jean-Pierre Demers
Relations publiques et promotion: Jacinthe Harvey
Aide à la promotion : Sylvie Hébert
Graphisme : Berri R.Bergeron, Denis Landry / Contraste et Émile Morin

 

16 septembre au 1er octobre 1994

Théâtre La Chapelle (Montréal)
Comédiens : Pascale Landry, François Marquis, Sylvain Miousse et Carole Nadeau
Lumière: Caroline Ross
Sonorisation : Martin Meilleur
Direction de production : Colette Drouin et Pascale Landry
Montage vidéo: Marie-Josée Houde