Photo: Luciferine

MARSWALKERS — Noctiluca Scintillans | 19 au 26 février 2017

Informations :

19 au 26 février, 12 h à 17 h
Vernissage le 18 février, 20 h
Salle Multi
Entrée libre
En création

Artistes :

Marswalkers
Alexandre Berthier et Karl-Otto von Oertzen
(Canada [QC] / Colombie)

Genre :

Écosystème technologique interactif

NOCTILUCA SCINTILLANS

Dans une obscurité presque complète, des figures mystérieuses surgissent successivement, à un rythme régulier, sur la face de verre d’une boîte noire, y imprimant leurs empreintes photoluminescentes. Au fil de projections qui s’accumulent, les formes fantasmagoriques se superposent et se fondent les unes dans les autres pour devenir presque irréelles. Misant sur le phénomène de la persistance rétinienne et utilisant d’ingénieux procédés d’illusion d’optique, Noctiluca Scintillans nous entraîne dans un univers onirique où nos repères visuels sont mis en déroute. Nous en venons à ne plus savoir si l’image perçue émerge de notre mémoire ou de notre imagination. À moins qu’il ne s’agisse d’une de nos chimères ?

  • Production : Productions Recto-Verso
  • Soutiens : Programmes de résidences Avatar, Œil de Poisson, Productions Recto-Verso et VU
  • Photo : Marswalkers

Biographie
Duo d’artistes pluridisciplinaires, les Marswalkers collaborent depuis 2000 après s’être rencontrés dans une école des Beaux-Arts en France. Ils ont développé principalement leur travail à l’étranger. Invités par plusieurs centres d’art à travers le monde, chaque création est fortement liée aux environnements dans lesquels ils travaillent. Ils ont collaboré avec des centres comme CIANT à Prague, The Public à Birmingham ainsi que Wimbledon School of Art à Londres. Leur travail a été présenté notamment lors de la 6ème manifestation internationale vidéo et art électronique de Montréal, au Rockport Center for Contemporary Art aux USA, au centre d’art l’Œil de Poisson à Québec, au centre d’art TUPAC à Lima au Pérou, et au centre BANG à Chicoutimi. Ils ont participé à la création d’un festival d’art numérique dans le Maine où ils ont été invités comme assistant-professeur pendant 2 ans. Ils ont également participé à la création d’une des premières plateformes de création collaborative virtuelle pour un projet de la Commission Européenne.

En 2011, en collaboration avec le musicien finlandais Otso Lahdeoja, ils ont réalisé une résidence multiple au centre Méduse qui a débouché sur la présentation du spectacle audiovisuel Mue, présenté au Mois Multi 11.

Démarche
Cela fait plus de dix ans que les Marswalkers explorent, au sein de leurs créations, divers aspects liés à la question de l’image. Dans leurs travaux, que ce soient des installations vidéo ou interactives, des photographies ou sérigraphies, les images montrées résultent toujours d’une distorsion du médium de fabrication de l’image ou de son support propre et/ou encore d’un détournement de ses moyens de diffusion. Ainsi se plaisent-ils à brouiller les pistes quant au statut des images quʼils élaborent. Ceci étant même devenu une part importante du processus de fabrication quʼils mettent en place; entre image fixe et image en mouvement, entre prendre sur le vif et mettre en scène, entre projection et impression… Tous ces processus leur servent à interroger lʼimage contemporaine et son empreinte sur la relation à lʼenvironnement, quʼil soit social ou naturel, et de surcroît, plus largement, à lʼinfluence des médias sur le sort des histoires individuelles. Dans nos sociétés de surplus, le sur-codage de lʼimage induit que tous ses éléments constitutifs sont donnés à voir afin que les individus sachent tout de suite à quoi ils ont à faire.

Ainsi, les Marswalkers aiment jouer avec lʼapparence et lʼimpression première que lʼon se fait du contenu dʼune image. Les œuvres produites ne sont pas faites uniquement pour montrer des images, mais également pour décrire leur nature parfois insaisissable. Elles sont volontairement ambiguës, car c’est dans l’hybridation des moyens utilisés que celles-ci révèlent leur vraie nature au spectateur.

marswalkers.org

In almost total darkness, mysterious figures appear one after the other, at regular intervals, on the glass surface of a black box, leaving behind their photoluminescent imprints. Over the course of repeated projections, phantasmagoric shapes are superimposed, melting into each other to become almost unreal. Based on the phenomenon of persistence of vision, and using the processes of optical illusion, Noctiluca Scintillans transports us to a dreamlike world in which our visual landmarks are blurred. We no longer know whether the perceived images have emerged from our memory or imagination. Unless they be private illusions?