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L’ENFANT LUNAIRE (2013)

Genre :

Spectacle / performance multidisciplinaire

Création :

Daniel Danis

Production :

Productions Recto-Verso

Daniel Danis entame, avec L’Enfant lunaire, une nouvelle phase de recherche sur les langages de la représentation multidisciplinaire. Inspiré d’un rêve qu’il a transformé en récit, L’Enfant lunaire cherche à déjouer et à transformer les codes de la représentation devant public. Sur un carré blanc, quelques objets mécanisés conçus par l’artiste Julien Maire tracent au sol le territoire d’une fable imagée.  Le dispositif géométrique prépare la déambulation d’un acteur déployant de sa main un texte papier. De pied en pied, de feuille en feuille, on avance dans l’histoire lue comme sur une grande page blanche articulée.

Peu à peu, une cartographie des lieux est dessinée tandis que des images mentales naissent dans une poésie poignante. Spectacle intimiste, L’Enfant lunaire nous parle d’une époque de désordres, où les autorités, tant politiques qu’économiques, cherchent à faire sensation par la peur afin de contrôler les populations, et où on sacrifie souvent l’innocence.

Auteur et écriveur scénique : Daniel Danis / Interprète : Pierre-Félix Gravière / Scénographie mécanique : Julien Maire / Conception sonore : Marc Doucet / Réalisation de la monocorde : Jean-Pierre Adam / Conseiller musical : Marc Vallée / Conception costume : Elene Pearson / Programmation : Yacine Sebti.
Présenté en collaboration avec l’Hexagone scène nationale arts sciences – Meylan et l’atelier arts sciences

L’Enfant lunaire a été lancé en première mondiale à Québec dans le cadre du Mois Multi de février 2013 puis présenté à Grenoble (France) dans le cadre du Festival Experimenta en octobre  2013.  L’œuvre est d’une durée de 50 minutes.

Extraits de presse :
« Le petit Nocturne, qui présente une difformité au cerveau, habite au centième étage d’un gratte ciel. Au grand dam de sa famille, il déploie une vision du monde différente de ses semblables, allant jusqu’à se créer son propre univers féérique dans le chant des grenouilles. Mais sous un régime obscurantiste carburant à la peur des citoyens, nul n’est permis de rêver… Pour le public, l’expérience s’avère plutôt abstraite. Mais au fil de la performance des images se créent dans sa tête, un peu à la manière d’un Dogville, version théâtre. « On a l’impression de vivre une expérience par le biais de notre imaginaire, qui projette lui-même des images. C’était le but de l’expérience » explique Daniel Danis. »
Matthieu Dessureault, Lien multimédia 6 février 2013

« Cette nouvelle oeuvre de Danis nous présente d’abord un texte à la hauteur de l’écrivain, un récit toujours imagé, très sensoriel et poétique. »
Doré Simard, MonTheatre.qc.ca, 11 février 2013

Photos : Isabel Rancier