Jacques E.Leblanc, Diane Lajoie & Sylvain Miousse

BD ou IL Y A 36 FAÇONS DE REDESCENDRE D’UN IMMEUBLE DE 6 ÉTAGES (1986)

Création collective à partir d ‘une bande dessinée
Texte de Brigitte Michaud
(Matane) Théâtre La Séance

Lieu : Centre d’art Le Barachois de Matane
du 25 juin au 2 août 1986

Comédien(ne)s : Andrée Desjardins, Diane Lajoie, Pascale Landry,
Jacques E.Le Blanc, Sylvain Miousse
Metteur en scène : Yvan Audet
Conception et réalisation des costumes : Diane Lajoie
Directrice de production : Marie Pelletier
Musique : Marc Tremblay
Scénographie : Émile Morin et Berri R.Bergeron
Graphisme : Émile Morin
Technicien son et image : Berri R.Bergeron


Extrait de presse : 

«  Un curieux mélange de mythologie grecque et de bande dessinée
… une histoire abracadabrante : un « flic privé » est aux prise avec les manigances de la famille des dieux de l’Olympe, à la recherche d’Adonis puis de ses spermatozoïdes lourds ou radio-actifs, gages d’énergie, de pouvoir, d’éternité pour Zeus. …Les cinq comédiens adoptent tous les gestes extravagants propres aux personnages de la bande dessinée. Deux d’entre eux, Pascale Landry et Jacques E.Leblanc maîtrisent bien le mime, ce qui leur donne une grande habileté à jouer ces personnages caricaturés, parfois difformes, comme le cyclope.

Les tableaux se succèdent à un rythme fou, la musique est bonne et les comédiens doivent prendre la peau de cinq, six ou sept personnages, à l’exception de Sylvain Miousse qui ne devra jouer que le personnage de «  Big Deal », ce « privé »  un peu décroché mais qui se lance sur la piste de sa seule affaire sérieuse en carrière.

Parmi tous ces tableaux, certains sont très réussis : la langue est aussi farfelue que la pièce et les jeux de mots abondent, comme cette Vénus pleurant Adonis, son « anémone ».

Une constante se dessine, écrit Marie Pelletier, la directrice de cette production : la création va au-delà du texte dramatique et accorde beaucoup d’importance à la création d’images, d’une ambiance. D’où l’idée de travailler à partir d’une bande dessinée, une idée fascinante pour ces jeunes comédiens dont certains ont beaucoup d’expérience. »

André Dionne – Le Soleil, lundi 21 juillet 1986

« B.D. c’est pour Big deal : un détective privé, caricature de ceux des romans de série noir ou encore, un mélange de Colombo, de la Panthère rose et de Humphrey Bogart au cinéma. …

Il est évident que cette année La Séance se lance dans une production qui a plus d’envergure que par le passé. D’abord les décors d’Émile Morin et de Berri Bergeron, se veulent beaucoup plus élaborés : on utilise même deux plateaux tournants.

Cette production est de loin la meilleure qu’ait jamais réussie la troupe en trois au Barachois. Tout est soigné, à partir du texte qui est un coup d’envoi de maître, en passant par la performance superbe des comédiens. »

Elisabeth Verreault – La Voix gaspésienne, 3 juillet 1986